La Ruée vers l’os

Alors que Charlton Heston et Raimund Harmstorf partagent l’affiche avec le chien Buck dans L’Appel de la forêt, de nombreux producteurs voient ici un filon prometteur et se lancent dans des adaptations plus ou moins réussies et plus ou moins fidèles des écrits de Jack London. Des récits de l’écrivain, parfois mélangés entre eux, les scénaristes ne retiennent généralement que le sujet de la ruée vers l’or du Klondike, les vastes et froids paysages du Grand Nord canadien, ainsi que la présence d’un chien à l’écran, dont l’importance narrative varie selon les titres. C’est donc la truffe dans la neige que je me suis mis en quête de ces différentes productions, limitant toutefois cet article aux films européens tournés durant les années 70.

L’Appel de la forêt (The Call of the Wild, 1972)

L'Appel de la forêtEn 1896, Buck, un chien de garde qui coulait des jours paisibles en Californie auprès de ses maîtres, est enlevé, dressé comme chien de traîneau et revendu à plusieurs propriétaires indignes en Alaska. Thornton et Pete, deux vétérans du Nord-Ouest canadien, finissent par l’acheter. Les deux hommes espèrent faire fortune dans le territoire du Yukon, où abondent les gisements aurifères. Ayant fait la preuve de sa force et de son courage, Buck prend la tête de l’attelage de ses maîtres et les conduit à Dawson. Mais les relations entre les différents chiens de l’attelage s’enveniment. Au cours d’une bagarre, Buck retrouve ses instincts de loup. Pendant ce temps, au saloon, Thornton fait la connaissance de Calliope, la ravissante propriétaire de l’endroit, qui rêve de faire construire un hôtel…

Réalisée par Ken Annakin (Robin des bois et ses joyeux compagnons, La Bataille des Ardennes, L’Indic), cette version de L’Appel de la forêt est la quatrième adaptation cinématographique du célèbre roman de Jack London. Bien plus fidèle aux écrits que la version de 1935 qui met en scène Clark Gable, le récit de cette nouvelle variante demeure beaucoup moins subtil que le texte original, dont il conserve cependant les grandes lignes.

À l’inverse de l’histoire de Croc-blanc, dans laquelle un chien-loup quitte un environnement « sauvage » pour se frotter à une civilisation humaine tout aussi bestiale, c’est un Berger allemand (dans ce film, puisque dans le roman il s’agit d’un Saint-Bernard), Buck, qui est arraché à sa tranquille vie de famille californienne et se retrouve à tirer un traîneau sur les reliefs gelés de l’Alaska sur fond de ruée vers l’or dans le Grand Nord canadien.
Cette plongée dans un milieu naturel hostile, entouré d’hommes cruels (à l’exception de son nouveau maître John Thornton), va à jamais changer le comportement du chien qui doit s’adapter s’il veut survivre dans ce monde impitoyable. Un retour à la nature progressif, au fil duquel Buck, adorable chien de compagnie, retrouve ses instincts primitifs, se rapprochant ainsi des loups qu’il finira par côtoyer une fois sa liberté retrouvée.

L'Appel de la forêt

Privilégiant l’action et l’émotion à la réflexion, Ken Annakin, s’il ne livre pas une oeuvre majeure, réalise ici un film d’aventures efficace et énergique. Le réalisateur s’entoure ici d’un casting international composé de Charlton Heston (La Planète des singes, Tremblement de terre, Soleil vert, Quand la marabunta gronde), Michèle Mercier (la saga des Angélique), Raimund Harmstorf (Croc-blanc, Le Retour de Croc Blanc) et George Eastman (Anthropophagous, Keoma, et tout un tas de westerns et bisseries italiennes).
Malgré quelques lacunes lors des séquences d’action, parfois peu lisibles, et la naïveté qui imprègne certains dialogues ou différentes séquences, L’Appel de la forêt demeure une belle et triste histoire. Une production dont on retiendra essentiellement les superbes paysages enneigés (s’il se déroule en Alaska, le film a pourtant été tourné en Scandinavie), la reconstitution des conditions de vie difficiles, ainsi que toutes les séquences avec les chiens, particulièrement réussies. Difficile en effet de ne pas frissonner lorsque Buck se fait brutaliser, ou d’avoir la larme à l’œil quand il découvre son maître sous une épaisse couche de glace…

Le Hurlement des loups (Der Schrei der schwarzen Wölfe, 1972)

Le Hurlement des loups1903 en Alaska. L’étendue vaste et sans fin de ce pays, la nature hostile, ne découragent pas les aventuriers. Bill Robin, trappeur aisé, gagne son argent difficilement mais régulièrement et de ce fait, fait des envieux. Un de ceux-ci, Mike Williams, est retrouvé mort sur la luge de Bill Robin. On commence à suspecter celui-ci d’être un « chasseur d’hommes ». Mais dans la ville de « Happy Camp » d’autres événements surgissent.La bande de « Tornado Kid » sème la terreur, et il y aura d’autres cadavres… La chasse de Bill Robin s’organise et se déroule dans un décor d’immensité blanche et inhumaine, où les loups attaquent l’homme sans répit.

Au-delà de ses incursions dans le cycle de productions dédiées au personnage de Winnetou avec Le Trésor du lac d’argent, La Révolte des Indiens Apaches, Le Trésor des montagnes bleues, Sur la piste des desperados et Le Trésor de la vallée de la mort, le réalisateur autrichien Harald Reinl continuera naturellement à s’intéresser aux westerns durant sa carrière, sans cependant renouer avec le succès des aventures de l’Indien Apache interprété par Pierre Brice. Il s’inspire par exemple librement des écrits de Jack London pour Le Hurlement des loups, dans lequel il tente de faire une synthèse des westerns européens et des films d’aventures typés Grand Nord. C’est un texte assez méconnu de Jack London, Le Fils du loup, qui sert ici de base au récit de Le Hurlement des loups, un film d’aventures beaucoup trop classique pour se démarquer de ses semblables. 

Des personnages très stéréotypés se retrouvent au milieu des clichés inhérents aux westerns et à la conquête des terres inexplorées et inexploitées du Grand Nord, ainsi qu’à tout ce que l’on peut retrouver (en mieux !) dans de nombreuses productions qui s’articulent autour de la survie de l’homme dans un environnement naturel particulièrement sauvage.

Le Hurlement des loupsRon Ely, aperçu par exemple dans Le Ranch maudit et son grizzly tueur, mais surtout connu pour son interprétation de Tarzan dans la célèbre série télévisée du même nom, troque ici son pagne pour des peaux de bêtes et abandonne derrière lui la jungle luxuriante pour les étendues glaciales de l’Alaska. Il partage l’affiche avec Raimund Harmstorf (encore lui!) et Gila von Weiterhausen (Itinéraire d’un enfant gâté, Trois soeurs) sous la direction du réalisateur autrichien Harald Reinl, connu entre autres pour des films comme Le Retour du docteur Mabuse, Le dernier des Mohicans ou Pas d’or pour les requins.

Malgré des décors réussis, qu’il s’agisse de la petite ville terne et boueuse ou des superbes paysages traversés durant l’aventure, l’ambiance générale pâtit du manque cruel d’originalité des événements relatés. Et ce n’est pas l’avalanche bien peu impressionnante ni l’attaque nocturne d’une meute de loups (essentiellement des Bergers allemands et des répliques grossières !) qui tourne rapidement au comique involontaire qui viendront dynamiser l’ensemble.

Croc-Blanc (Zanna Bianca, 1973)

Croc-Blanc1890. Dans l’immensité sauvage du Grand Nord, Croc Blanc, un chien-loup, vit en parfaite harmonie au milieu des indiens, et se lie d’amitié avec le jeune Mitsah. Sauvé d’une noyade par son nouvel ami, Mitsah est conduit par son père et Croc Blanc dans la ville la plus proche où un journaliste et une soeur vont veiller au rétablissement de l’enfant. Mais Dawson City n’est plus une ville paisible…

S’il est avant tout connu pour ses films liés aux genres que sont le giallo et l’horreur, Lucio Fulci a pourtant connu une carrière plus diversifiée qu’il n’y paraît, et c’est avant de réaliser le western avec Les 4 de l’apocalypse qu’il se charge de mettre en images Croc Blanc, roman emblématique de l’écrivain-aventurier Jack London et antithèse comportementale volontaire de L’Appel de la forêt. Cette adaptation des écrits de London n’est pas la plus fidèle, et du texte initial, les différents scénaristes ne gardent que les éléments les plus marquants qu’ils associent à des concepts propres aux westerns italiens. Films avec lesquels Croc Blanc partage un ton résolument adulte, alors que pour l’anecdote, il est étrangement distribué comme une oeuvre d’aventures destinée à toute la famille. Certes, Croc Blanc est clairement du côté des “gentils”, les brigands de l’histoire l’apprendront à leurs dépens après quelques coups de crocs bien placés.

Le charismatique Franco Nero (Django, Keoma, Le Tueur de monstres) interprète Jason Scott, journaliste fraîchement arrivé à Dawson avec son ami chercheur d’or Kurt Jansen, aventurier plutôt costaud interprété par Raimund Harmstorf (toujours présent!). Ils seront bientôt rejoints par l’indien Charlie et son fils gravement malade Mitsah, tous deux accompagnés de leur chien-loup Croc Blanc. À leurs côtés, nous retrouverons la soeur Evangelina (Virna Lisi : La Tulipe noire, Le Temps des loups, Romulus et Remus), venue bâtir un hôpital à Dawson, le Père Oatley (Fernando Rey : Témoin à abattre, Les 2 visages de la peur, Les Brutes dans la ville), qui croit autant à la bouteille qu’à Dieu, et sa fille Krista, chanteuse au saloon (la belle Carole André : Il était une fois en Arizona, Section de choc, La Race des violents). Tous se retrouvent confrontés aux agissements malsains du tyrannique, violent et perfide Beauty Smith (John Steiner : Ténèbres, Caligula, Mannaja, l’homme à la hache), aidé par son bras droit Jim Hall (Rik Battaglia : Il était une fois… la révolution, Buck ai confini del cielo, L’île mystérieuse) et quelques sbires qui font régner la terreur sur la population de chercheurs d’or exploités.

Dans Croc Blanc, il n’est plus question de décivilisation et d’un retour à la Nature, chemin suivit par le chien domestique Buck dans L’Appel de la forêt, mais de l’évolution comportementale d’un animal sauvage en fonction de son environnement direct. Un chien-loup surnommé Croc Blanc, qui va petit à petit s’asservir au contact des hommes. Un apprentissage qui se fait par la violence et la douleur dès lors que le louveteau entre en contact avec l’espèce humaine… Thème qui est le fil conducteur du roman, clairement mis au second plan dans le film de Fulci qui se focalise avant tout sur les hommes. Malgré une importante présence à l’écran, l’animal n’est finalement là que pour souligner la cruauté des hommes dont les agissements trouvent cependant leur écho dans le monde sauvage qui les entoure. Une approche par moment naïve, voire excessive, mais qui demeure ici tout à fait pertinente.

Reste que l’animal, un Berger allemand admirablement bien dressé, occupe une belle place au sein du récit, bien que son rôle se rapproche plus de celui d’un Rin-Tin-Tin que d’un chien aux trois quarts sauvage. Il sauve ainsi Mitsah de la noyade, et brise plusieurs fenêtres pour venir interrompre les méfaits des vilains ou rejoindre son maître. Il déchirera cependant la gorge du chien de Beauty Smith lors d’un combat plutôt violent, surtout en comparaison de l’affrontement avec l’ours, dont l’impact visuel est d’une rare férocité, mais qui en le regardant de plus près ne doit son efficacité qu’à la qualité du montage. Artifice que les autres réalisateurs italiens n’utiliseront guère, ne se souciant à priori pas vraiment de la maltraitance animale…

Malgré quelques reproches que l’on peut faire quant aux libertés prises avec le texte de Jack London, ou lorsque le film montre certaines limites, notamment les décors studio des premières minutes particulièrement affreux, Croc Blanc est une belle réussite. Une production qui mixe avec succès aventure, drame et action, et qui s’avère commercialement très favorable à Lucio Fulci, qui rempile dès lors rapidement sur une suite intitulée Le Retour de Croc Blanc.

Les Loups sanglants de l’Alaska (Die Blutigen Geier von Alaska, 1973)

Les Loups sanglants de l'AlaskaAlors qu’il se rend à Paradise Creek pour vendre des fourrures, le trappeur Don Rutland passe près de chez son ami Sanders, qui vit près de sa mine d’or quelque part dans les hauteurs aux portes de l’Alaska. Blessé, celui-ci confie la vie de don fils malade à Don, qui promet de le conduire chez un médecin. En chemin il croise un convoi de transport de fonds conduit par le shérif Cotton, qui se propose d’emmener l’enfant à destination. Don accepte et les laisse partir, ne s’imaginant pas que le convoi allait être attaqué peu de temps après…

Après Le Hurlement des loups, le réalisateur autrichien Harald Reinl se lance dans un nouveau western Grand Nord au travers de Les Loups sanglants de l’Alaska.

L’aspect western s’articule autour d’un récit classique de bandits s’emparant de l’or de citoyens, aidés pour cela par l’adjoint au shérif corrompu (Miha Baloh). Ce dernier va mettre des bâtons dans les roues de Don (Doug McClure), héros solitaire qui recherche Billy, le fils malade de son ami Sanders kidnappé par les voleurs, et de Rose (la belle Kristina Nel), la fille du shérif qui cherche à retrouver les meurtriers de son père… Ils croiseront entre temps la route d’une légende de l’Ouest en la personne de Ham-A-Ham (Roberto Blanco) avec sa coupe afro et de son gilet en fourrure, pendant germanique de Bud Spencer dans ses rôles de distributeur de claques, qui vient ici leur prêter main (de fer !) forte.

Les Loups sanglants de l'AlaskaCôté aventures dans le Grand Nord, la déception est de mise. S’il est bien question d’une mine d’or perchée près des frontières de l’Alaska, à l’exception de deux séquences à traîneau qui ouvrent et clôturent le film, la neige est absente durant tout le film. La confrontation entre la nature et le monde civilisé se résume à l’attaque d’un énorme rapace, et malgré son nom en bonne place au générique, la présence du chien Buck, Berger allemand appartenant au père de Billy, est ici très anecdotique. Ses seuls exploits seront de couiner à chacune de ses apparitions, de flairer la piste de Billy puis de défaire les liens de celui-ci avant de se prendre une balle à sa place et de finir la truffe dans la poussière…

Des sources d’inspiration multiples qui n’aboutissent qu’à un western mineur. Au-delà de son scénario bancal, Les Loups sanglants de l’Alaska navigue sans cesse entre le ton sérieux d’un film adulte avec ses cowboys burinés et ses Indiens adeptes de la torture, et celui plus léger que l’on attribue généralement aux westerns italiens à tendance burlesque, sans bien sûr parvenir à trouver un équilibre cohérent.

Le Retour de Croc-Blanc (Il ritorno di Zanna Bianca, 1974)

Le Retour de Croc-Blanc1891. Le grand nord, la grande époque des chercheurs d’or, leurs passions, leurs joies, leurs drames, mais aussi les violences et les luttes opposant propriétaires de concessions et aventuriers de toutes espèces… Au milieu de ce monde en éruption, Evangelina prodiguant aide et assistance à son entourage, se trouve mêlée bien malgré elle à une bagarre opposant un aventurier sans scrupules et au lourd passé à Jason Scott et son fantastique chien-loup Buck.

Alors que l’adaptation signée Lucio Fulci du roman Croc-Blanc de Jack London se place parmi les dix plus gros succès du box-office italien de l’année 1973, l’équipe de production en profite pour immédiatement plancher sur une suite. Un projet opportuniste qui n’entretient désormais plus aucune parenté avec le roman de l’écrivain américain, mais que Fulci avouera apprécier en partie pour son amour des animaux, et ce, malgré quelques difficultés rencontrées lors des deux tournages. Le Retour de Croc-Blanc débute donc quelques mois après l’explosion qui a entraîné la disparition de l’infâme Beauty Smith. De retour sous une fausse identité, le vil personnage est à nouveau interprété par l’excellent John Steiner, face auquel nous retrouvons le duo Jason Scott (Franco Nero) – Kurt Jansen (Raimund Harmstorf), ainsi que Soeur Evangelina (Virna Lisi). Fidèle au poste, le chien Buck répond également présent, bien qu’il doive se trouver un nouveau maître, le jeune amérindien Mitsah étant froidement abattu dès les premières minutes du film. Bill, petit fils du chercheur d’or John Tarwater (Harry Carey Jr.), récupère donc l’animal.

Le Retour de Croc-Blanc

Également distribué en France sous les titres Les Aventuriers du Grand Nord ou Le Retour de Buck le loup, le film repose sur un casting et un scénario très similaires à ceux de Croc-Blanc. Mais si l’écriture, la mise en scène et les performances des comédiens semblent mieux maîtrisées que dans le premier volet, il manque toujours l’essentiel en l’absence des thématiques développées par Jack London dans son oeuvre. L’adage «manger ou être mangé» demeure tout de même valable ici à condition de strictement le transposer au monde des hommes. L’environnement hostile et les conditions de vie misérables poussent chacun à agir selon ses propres intérêts dans un monde où la loi du plus fort est la seule règle. Même les plus endurcis paient un lourd tribut à cette existence, comme le personnage du grand-père qui, hanté par l’or du Klondike, pousse son dernier souffle givré sur la piste menant à son filon…
Malgré quelques scènes de bravoure, le rôle du chien-loup est ici plus anecdotique que dans ses précédentes aventures. Accusé d’avoir mis en pièce un chercheur d’or, puis pourchassé et battu par tous les habitants de la petite ville, l’animal tentera bien une fois de regagner la nature sauvage… mais sa place est dorénavant auprès de l’homme. Le travail du maître-chien Sebastiano Arcifa et de son Berger allemand Sascha est une nouvelle fois à saluer. Difficile par contre de surpasser le mémorable et féroce affrontement entre Buck et l’ours initié par Beauty Smith dans Croc-Blanc. Il faudra ici se contenter d’un face à face brouillon avec un aigle.

Comme son prédécesseur, le film propose toujours un étrange mélange entre une histoire d’amitié entre un enfant et un chien, et des thèmes avant tout destinés aux adultes. Il en résulte une oeuvre parfois violente, articulée autour des agissements d’un Beauty Smith encore plus cruel qu’auparavant. Pas toujours très convaincant, mais plutôt dépaysant, Le Retour de Croc-Blanc offre de superbes paysages dont on profitera agréablement lors de la course de traîneaux, longue séquence qui redonne un peu de souffle à l’ensemble et durant laquelle Lucio Fulci s’accorde une petite parenthèse sanglante.

Travaillant tous deux auprès de Fulci sur cette saga Croc-Blanc, il est amusant de constater que dès le tournage achevé, Tonino Ricci enchaîne directement sur une suite officieuse intitulée Buck le loup, alors que Joe d’Amato se lance lui aussi dans la réalisation de son propre western Grand Nord avec Bill Cormack le fédéré.

Buck le loup (Zanna bianca alla riscossa, 1974)

Buck le loupBurt Holloway, condamné pour meurtre, s’échappe de prison dans le but de prouver son innocence. Il retrouve son vieil ami chercheur d’or, Ben et son chien Buck. Deux bandits en quête d’un mauvais coup attirent Ben dans un traquenard, le tuent et lui volent ses pépites…

C’est encore un tout autre réalisateur qui nous intéresse ici en la personne de Tonino Ricci, qui se met rapidement au boulot avec le film Buck le loup, qui sera suivi plus tardivement de Buck ai confini del cielo (1991) et Buck and the Magic Bracelet (1999). Un touche à tout, comme la majorité de ses comparses italiens, dont les qualités techniques et artistiques demeurent à ce jour encore un mystère pour bien des gens… car l’homme est capable du pire (La Nuit des requins, Bermudes : triangle de l’enfer, Thor le guerrier), comme du… euh… moins pire… avec tout de même à son actif quelques productions tout à fait regardables (Rush, Encuentro en el abismo ou Panic).

Au travers de Buck le loup (que l’on retrouve parfois sous les titres La Bataille de l’or ou Les Nouvelles aventures de Buck le loup), Ricci réalise l’un de ses meilleurs films (ce qui n’est pas bien difficile diront les mauvaises langues !) et l’une des variations ritales les plus réussies autour du mythe de Croc-Blanc, avec lequel il n’entretient toutefois que peu de rapports. Il s’entoure pour cela des comédiens Maurizio Merli (Rome violente, Opération casseur, La Peur règne sur la ville, Mannaya l’homme à la hache), Henry Silva (La Rançon de la peur, Virus, L’Incroyable alligator), Renzo Palmer (Et pour un whisky de plus, Danger Diabolik, Exécutions) et Gisela Hahn (Julia et les hommes, La Grande débandade, Contamination). Construit sur les codes du western spaghetti, Buck le loup s’éloigne pourtant de la brutalité propre au genre pour focaliser son récit sur la relation qui unit un jeune enfant et le chien Buck. Buck le loupPeu justifiables, quelques séquences comme l’affrontement violent entre Buck et un ours ou un combat entre chiens n’en font cependant pas un film pour toute la famille, de même que l’usurpation d’identité qui sert de point de départ au film. Le personnage principal n’hésite en effet pas une seconde à se faire passer pour le père de l’enfant venu rejoindre son unique parent, puis de finalement s’approprier sa concession…

Il n’est évidemment plus question ici de l’adaptation de la nature à la civilisation et vice-versa. Bien que Buck soit présenté comme un animal sauvage au détour de quelques répliques, plus précisément un loup, dès le départ celui-ci ressemble nettement plus à un fidèle compagnon parfaitement éduqué. Le fait qu’il soit représenté à l’écran par un Berger allemand qui ne cesse d’aboyer n’aide pas vraiment à se plonger dans l’histoire. Le travail de dressage est certes de très bonne tenue, mais l’impression de regarder un film de Rin-Tin-Tin ou un montie canadien avec Kirby Grant et ses acolytes canins qu’ont été Chinook et Lightning se fait vite ressentir.

Tonino Ricci livre avec Buck le loup un film mineur, bardé de nombreuses incohérences et un nombre de clichés tout aussi importants, qui s’avère pourtant plutôt plaisant à suivre et qui n’a pas à rougir face à une concurrence de toute manière guère plus reluisante.

Croc-Blanc et les chercheurs d’or (La Spacconata, 1974)

Croc-Blanc et les chercheurs d’orSandy Shaw, son fils Rick, leur chien Croc-Blanc arrivent après un long voyage à la concession minière « Nid d’Aigles » achetée par Sandy. Ce dernier, veuf, est décidé à travailler durement pour donner à son fils une vie différente de la sienne. Le pays est cependant entre les mains de Barney Taft, qui contrôle la garnison des Tuniques Rouges et le shérif. Ce qu’il n’arrive pas à acheter par les voies légales, il l’obtient par l’intermédiaire de la bande de Donovan, suivi par sa cohorte de bouledogues.

Quand le réalisateur de Les Amazones font l’Amour et la Guerre, Goldocrack à la conquête de l’Atlantide ou La Bataille des Étoiles s’attaque au mythe de Croc-Blanc, on est en droit de s’attendre au pire, bien qu’Alfonso Brescia compte également à son actif quelques productions tout à fait honorables. Croc-Blanc et les chercheurs d’or se situe malheureusement à la croisée des chemins, une production mineure qui ne conserve que peu de liens avec les écrits de Jack London. S’il est bien question du chien-loup Croc-Blanc dans le titre, c’est uniquement pour profiter du succès des deux titres signés Fulci.

Un casting essentiellement masculin se partage l’affiche, parmi lequel on peut croiser les habitués du bis italien que sont Robert Woods (Maciste et les gloutonnes, Black Jack, Avec Django ça va saigner, Quatre dollars de vengeance) dans le rôle titre de Sandy Shaw, accompagné de son acolyte Dollar interprété par Ignazio Spalla (Avec Django, la mort est là, Sabata, Liens d’amour et de sang, La vierge de Bali), ou encore Gabriella Lepori (Opération casseurs, Le cynique, l’infâme, le violent, Brigade spéciale), Franco Lantieri (Les Titans, Le temps des vautours, La dernière balle à pile ou face), et de nombreuses autres têtes plus ou moins connues.

À l’instar des Croc-Blanc de Fulci, l’ambiance générale du film tient tout de même plus du western pour adultes que du film d’aventures à regarder avec ses bambins. La place réservée aux femmes (plutôt à la femme ici) dans ce monde de brutes est celui d’un quelconque objet, et bien que Brescia ait tourné pas mal de productions olé-olé, inutile d’espérer ici le moindre soupçon d’érotisme. Un viol particulièrement cruel est réservé à la jeune mariée, et le seul combat se déroulant dans la boue auquel l’on assistera sera celui de chiens; lors d’une séquence assez violente et totalement gratuite là où celle de Croc-Blanc était pertinente.

Dans Croc-Blanc et les chercheurs d’or, la thématique de la ruée vers l’or dans le Grand Nord sert de trame à ce qui s’apparente plus à un western spaghetti qu’à un film d’aventures se déroulant dans le wilderness canadien. Et si le mélange fonctionne par moments, quelques séquences apparaissent totalement déplacées, en particulier certaines touches d’humour et les différentes bagarres que l’on pourrait aisément attribuer au duo burlesque Bud Spencer / Terrence Hill. Le chien-loup, interprété ici par un Berger Allemand (Habbash), s’appelle désormais Whisky, et n’a que peu d’intérêt dans un récit qui délaisse le naturalisme du texte original et tout ce qui concerne l’opposition entre la nature et la civilisation pour se focaliser sur un sujet cher aux westerns, celui de l’arrivée en un lieu quelconque d’un étranger qui n’est pas le bienvenu… et qui oppose donc un homme à d’autres hommes au service d’un cruel tyran avide d’argent et de pouvoir.

Très inégal, sur le fond comme sur la forme, Croc-Blanc et les chercheurs d’or n’est cependant pas médiocre et indigeste comme pourra l’être Croc-Blanc et le chasseur solitaire, l’autre film d’Alfonso Brescia dédié au célèbre chien loup. Il serait également dommage de ne pas profiter de la belle partition musicale composée par Alessandro Alessandroni, ni des superbes paysages alpins (le film n’ayant certainement pas été tourné au Canada ou en Alaska !) qui nous sont offerts.

Croc-Blanc et le chasseur solitaire (Zanna Bianca e il cacciatore solitario, 1975)

Croc-Blanc et le chasseur solitaireVoici Croc-Blanc, un animal courageux et fidèle, né d’un chien et d’une louve, dans de nouvelles aventures. Après lui avoir sauvé la vie lors d’une avalanche, Croc-Blanc devient l’ami d’un chasseur solitaire nommé Daniel. Ils viennent tout juste de faire la connaissance d’un colporteur un peu bizarre lorsqu’ils sont attaqués par une meute de loups. Heureusement, ils sont recueillis par la femme et le jeune fils d’un homme riche qui semble bien tyrannique…

Pour des raisons budgétaires et les nombreuses facilités que cela implique, Alfonso Brescia démarre le tournage de Croc-Blanc et le chasseur solitaire à peine celui de Croc-Blanc et les chercheurs d’or achevé. Nous retrouvons donc les mêmes décors, la même équipe technique et les mêmes acteurs (y compris le chien Habbash !)

La ressemblance ne s’arrête pas là puisque les comédiens endossent des rôles à peine différents de ceux qu’ils occupaient dans la production précédente, le personnage de Dollar, interprété par Ignazio Spalla étant le seul lien volontaire entre les deux titres, et que le script est lui aussi quasiment identique ! Au lieu de vouloir s’approprier la concession d’or d’un irréductible aventurier, le vilain de l’histoire veut ici récupérer par tous les moyens le terrain d’une jeune veuve, Malisa Longo (Le Décameron interdit, Les Amazones, Star Odyssey, L’infirmière a le bistouri facile), et son enfant pour y faire passer une ligne de chemin de fer. Les bastons à base de grosses claques et de bruitages à la Tex Avery sont toujours présentes tout comme les répliques humoristiques qui ne font mouche qu’une fois sur dix.

Croc-Blanc et le chasseur solitaireTout semblait donc réuni pour offrir un film du même tonneau que le précédent, pourtant Brescia parvient ici à nous livrer un western spaghetti d’une médiocrité à toute épreuve. L’ambiance est moins cruelle, les faux raccords abondent, Alessandro Alessandroni à cette fois-ci manqué d’inspiration pour écrire ses partitions, l’histoire pourtant simpliste parait rapidement n’avoir ni queue ni tête, et les dialogues sont à se frapper la tête contre les murs… Ni la séquence de l’avalanche ou l’attaque d’une meute de loups, enfin plutôt de Bergers allemands et de quelques autres typés Husky, ne viendront relever l’intérêt de ce film qui vise cette fois clairement un public familial (Croc-Blanc désarme même tout le monde lors d’une bagarre dans un bar !)

Le chien reprend par contre son nom de Croc-blanc, et s’il est un peu plus présent à l’image et dans le script, inutile de chercher un rapport, même lointain, avec les écrits de Jack London.

Bill Cormack le fédéré (Giubbe rosse, 1975)

Bill Cormack le fédéréSuite au kidnapping de son fils par le bandit Cariboo, Bill Cormack s’engage dans une poursuite impitoyable à la limite du monde civilisé… Pour sauver un innocent, il devra affronter mille dangers et déjouer les pièges tendus par un bandit particulièrement rusé.

Durant les années 70, alors que la majorité de ses comparses italiens s’intéressent avec plus ou moins de réussite aux westerns se déroulant dans le Grand Nord, le réalisateur Aristide Massaccesi décide lui aussi de se lancer dans l’aventure. Un tournant dans sa carrière puisque Bill Cormack le fédéré est le premier film qu’il signe de son désormais célèbre pseudonyme Joe d’Amato, responsable d’innombrables films parmi lesquels Deep Blood, Porno Holocaust ou Voluptueuse Laura.

Déjà peu présents dans la quasi-totalité des productions italiennes similaires, les films de Fulci mis à part, les liens avec les écrits de Jack London sont ici quasi inexistants. Le réalisateur se contente en effet de faire dérouler son récit aux portes de l’Alaska (tourné en fait dans les Alpes italiennes) et d’y intégrer un chien-loup nommé Buck, alors que l’histoire se focalise avant tout sur la rivalité qui oppose Bill, représentant de la police montée interprété par Fabio Testi (4 de l’apocalypse, Violence à Manaos), et Cariboo, bandit notoire dont le rôle échoue à Guido Mannari (Caligula, Flics en jeans).

Bill Cormack le fédéréUne traque sans merci s’engage alors entre les deux hommes, ponctuée de séquences d’action réussies comme les fusillades dans les plaines enneigées du Grand Nord, à laquelle Joe d’Amato ajoute quelques intrigues secondaires sans que cela alourdisse le récit.

Malgré la simplicité ambiante, le réalisateur parvient à donner un peu de profondeur à ses principaux protagonistes. La relation qui unie Bill et Cariboo est exploitée de manière habile, tout comme celle qui se tisse entre le fils de Bill et son ravisseur alors qu’ils sont confrontés au climat rigoureux qui les assaille.

Une chasse à l’homme qui manque parfois un peu de souffle, le réalisateur privilégiant l’action à l’aventure, approche qui sied pourtant merveilleusement à ce type de productions, ce qui n’empêche pas Bill Cormack le fédéré d’être un divertissement particulièrement réussi. Dommage par contre que la présence du chien Buck soit ici très anecdotique, puisqu’après s’être pris une balle durant les premières minutes du film, il restera en convalescence jusqu’au dénouement final, lors duquel il viendra tout de même montrer ses crocs.

Il Richiamo del lupo  (1975)

Il Richiamo del lupoQuelque part dans le Yukon durant le 19e siècle, le jeune Jim Chambers est sauvé de l’attaque d’une meute de loups par Buck, un chien-loup qui va ainsi devenir son compagnon. Le père de Jim est finalement tué par des indiens, et Jim, accompagné de sa sœur Mary et de Buck finissent par atterrir dans la ville de Dawson, contrôlée par un tyran et ses sbires…

Malgré quelques incursions dans différents genres cinématographiques avec Le Rayon infernal (science-fiction), Yellow : le cugine (giallo), Aïe! Toubib ne coupez pas ! (comédie), S.O.S. danger uranium (catastrophe), Le Fils de Zorro (aventures), le réalisateur Gianfranco Baldanello est avant tout connu pour ses nombreux westerns parmi lesquels 30 Winchesters for El Diablo, Black Jack ou Tuez Johnny Ringo. Comme la majorité de ses comparses italiens, Baldanello s’intéresse à la ruée vers l’or du Klondike. Pour Il richiamo del lupo, il puise donc quelques éléments dans les écrits de Jack London, puis les adapte à sa sauce dans une production qui s’adresse clairement à un public familial.

Baldanello focalise avant tout son récit sur la relation d’amitié qui unit le jeune Jim (Fernando E. Romero) et Buck, un chien-loup sauvé d’un piège à loups puis de la ligne de mire du fusil de son père par l’enfant. Une relation que rien ne pourra désormais entraver, et qui se renforce dès les minutes qui suivent alors que Buck protège Jim de l’assaut d’une meute de loups. Après que leur père se soit pris une flèche dans le dos, Jim et sa soeur Mary (Elisabetta Virgili) n’ont d’autre choix que de gagner la ville de Dawson. Leur existence jusque-là préservée par une vie tranquille et proche de la nature se retrouve confrontée à la sauvagerie de la civilisation humaine, dont le chef de file est ici représenté par William Bates, tyran arrogant interprété par Jack Palance (L’Homme des vallées perdues, Panique dans la rue, Les Impitoyables). Leurs aventures leur permettront tout de même de rencontrer des personnes nettement plus recommandables comme Sonia (Joan Collins : Histoires d’outre-tombe, pilier du soap Dynastie, Le Manoir des fantasmes) ou Charlie (le second couteau Ricardo Palacios).

Il Richiamo del lupoRien de très original donc, mais dans l’ensemble Il richiamo del lupo fonctionne plutôt bien malgré un récit par moment décousu et des moyens que l’on sent très limités, puisque de la ville nous ne visiterons quasiment que le saloon ! Dommage également que les séquences avec le chien ne soient guères impressionnantes en comparaison de ce que l’on peut voir dans des productions similaires. Notamment les attaques de Buck bien peu crédibles visuellement, celui-ci ayant l’air d’avoir été balancé sur les acteurs par un technicien hors champ, alors qu’une fois au sol, puisqu’il n’agrippe pas ses crocs sur les manches des acteurs, ces derniers tentent tout ce qu’ils peuvent pour maintenir l’animal près d’eux par le collier. Une petite production en demi-teinte, mais qui n’est pas déplaisante, ne serait-ce que pour les beaux paysages qui nous sont offerts ou les belles partitions musicales de Stelvio Cipriani.

Zanna Bianca e il grande Kid (1975)

Zanna Bianca e il grande KidAnnée 1910 dans le Missouri, le terrifiant M. Morgan et ses sbires prennent le contrôle du village de Gallantin par la ruse et la force. Alcoolique perpétuellement accroché à sa bouteille de whisky, Franky James, frère du célèbre Jesse James, n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est en grand admirateur de Jesse que le jeune Kid, accompagné de son fidèle et intelligent chien Croc-Blanc, arrive à Gallantin avec l’espoir de remettre Franky dans le droit chemin…

Exit le Grand Nord canadien pour Gallantin, village paumé du Missouri dans cette énième production italienne mettant en scène un chien nommé Croc-Blanc. Excepté le nom de l’animal et les textes du thème principal, inutile de chercher ici le moindre rapport avec l’oeuvre de
Jack London. Vito Bruschini, qui a notamment travaillé avec Ruggero Deodato (Cannibal Holocaust) et Guido Zurli (L’Étrangleur de Vienne), signe ici son unique film comme réalisateur et nous offre une aventure que l’on pourrait aisément retitrer Denis la malice chez les cow-boys. Kid et Croc-Blanc usent de toute leur ruse pour transformer l’éponge imbibée de whisky qu’est devenu Franky en un shérif respectable ayant pour but de mettre fin aux vils agissements de Morgan et sa clique.

Une réhabilitation qui prend la forme d’une comédie tirant parfois sur le burlesque, et qui privilégie des bagarres de saloon aux fusillades et autres chevauchées sanglantes. Contrairement aux différents Croc-Blanc de Fulci, Brescia et autres Ricci, le film est ici clairement destiné à un public familial. La violence cède sa place aux bons sentiments et les prouesses canines tiennent davantage de numéros de cirque. Outre l’enfant, interprété par le jeune Fabrizion Mariani, les rôles principaux de Franky et Morgan sont respectivement confiés à Tony Kendall (Le Retour des morts-vivants, Las Garras de Lorelei, Le Corps et le fouet, Yéti – le géant d’un autre monde) et au musculeux Gordon Mitchell (bon nombre de péplums et westerns ainsi qu’un tas de
bisseries et films d’exploitation).

Au travers de Zanna Bianca e il grande Kid, Vito Bruschini réalise une production gentillette mais anecdotique, qui ne risque pas de sortir de l’oubli dans laquelle elle est tombée depuis sa sortie en salles, et ce, malgré le prix spécial du jury attribué lors du 8e festival du film de Giffoni.

I Figli di Zanna Bianca (1974)

I Figli di Zanna BiancaBien que n’ayant plus aucun rapport avec les titres dont il est question ci-dessus, citons tout de même le film de Maurizio Pradeaux (Chassés-croisés sur une lame de rasoir, Les Léopards de Churchill) qui exploite différemment le filon avec le fils de Croc Blanc dans I Figli di Zanna Bianca. Terminé les étendues enneigées du Grand Nord (l’action se déroule en Sardaigne!), les chercheurs d’or enivrés et les animaux énervés… Cette comédie policière met en scène 2 toutous, Dik et Buck, aidant un jeune journaliste (Sal Borgese) à retrouver le petite fille kidnappée d’un riche industriel.

Laisser un commentaire