Crocs sanglants – Les chiens méchants au cinéma

LE MEILLEUR AMI DE L’HOMME?

Dans le cinéma fantastique, qu’ils soient réels ou imaginaires, les animaux féroces tout comme les lieux reculés ont longtemps accaparé l’intérêt des scénaristes. Dans un contexte d’urbanisation exponentielle, certains récits célèbres tels ceux de King Kong (1933), Le Monde perdu (The Lost World, 1925) ou Le Monstre des temps perdus (The Beast From 20,000 Fathoms, 1953), n’hésitent d’ailleurs pas à ramener une partie de ces mondes sauvages, sous la représentation de monstres titanesques, au milieu de la civilisation humaine et de ses constructions arrogantes destinées à s’écrouler comme des châteaux de cartes…
Au fur et à mesure que les liens qui unissent l’homme à cette nature primitive s’amoindrissent, les animaux domestiques prennent une place de plus en plus importante dans notre société, offrant ainsi de nouvelles pistes pour des histoires terrifiantes…
Parmi le règne animal, le chien occupe une place toute particulière auprès de l’homme. Une relation qui a su évoluer au fil des siècles, depuis l’apparition du premier représentant domestiqué au statut que l’animal occupe aujourd’hui. La littérature puis le cinéma se sont rapidement intéressés à ces rapports, se focalisant ainsi différents aspects qui en découlent.
Source de joie ou de petits tracas quotidiens pour certains, fidèle compagnon de l’homme, mais aussi des dieux ou demi-dieux, gardien infaillible ou encore coéquipier parfait dans bien des situations (surtout les plus périlleuses !) le chien au cinéma ou à la télévision est généralement présenté sous son meilleur jour.

Acteon changé en cerf et dévoré par ses chiens

Furieuse, Artémis transforme Actéon en cerf et ce dernier se fait dévorer par ses propres chiens. 1731, gravure de Bernard Picart (1673-1733)

Tout du moins dans les comédies, drames, policiers, films d’action ou d’aventures, de même que dans une grande partie des œuvres d’animation. Cependant, tous ne jouissent pas de l’image du fidèle compagnon telle la relation entre le vieillissant Argos et son maître Ulysse décrite par Homère dans L’Odyssée, récit dans lequel l’animal aux portes de la mort et couvert de vermine peut finalement mourir en paix après avoir revu une dernière fois son maître, pourtant méconnaissable après vingt ans d’absence. Pour les films qui vont nous intéresser dans les prochaines pages, les sources seraient plutôt à chercher du côté de Cerbère, gardien des portes de l’enfer de la mythologie grecque, ou d’Actéon, transformé en cerf par la déesse Artémis puis dévoré par ses propres chiens…

CROCS SANGLANTS

Crocs sanglantsQuelques lignes pour introduire cette série de dossiers qui contrairement à ce que son titre général pouvait laisser présager, n’est en aucun cas dédié aux vampires et autres suceurs de sang, thème sur lequel la littérature abonde. Il est donc question ici d’autres créatures aux canines acérées, et plus particulièrement les chiens terrifiants que l’on peut croiser dans les productions cinématographiques se rapportant au genre fantastique. Un sujet qui derrière son apparente simplicité réserve mine de rien de belles surprises… puisqu’aux côtés des habituels chiens dits « méchants », qu’ils aient été dressés ou conçus pour cela, soient retournés à l’état sauvage ou aient simplement contractés la rage, il est possible de croiser un Doberman vampire, un Rottweiller biomécanique, un Berger blanc gigantesque, une meute de Chihuahuas agressifs ou même un Caniche zombie !

Un bestiaire plutôt riche, qui ne laisse guère de place ici (ou presque !) pour parler de Rin Tin Tin, Lassie, Beethoven, Scoubidou et autres gentils toutous des familles…

#1 : Les chiens de l’Enfer

Naviguer dans le dossier Crocs sanglants - Les chiens de l'Enfer

<< Molossus maleficarum (Les chiens de l’Enfer)Les gardiens de l’enfer (Les chiens de l’Enfer) >>

Laisser un commentaire